Une pionne assiste l'éducation en permanence

Une assistante d'éducation (ou une surveillante, une pionne quoi, c'est devenu un sacré foutoir) livre les clés du collège et les secrets des pions.

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14 mai 2008

L'amour est dans le lycée

amourDepuis l'arrivée du printemps, les blogs surfent sur l'amooooour, le soleil et tout ça. Même moi j'y suis passée.
Aujourd'hui, nous allons donc parler d'amour, encore, parce qu'il fait soleil et que j'ai envie.

Mais d'un amour particulier.

Lorsqu'on est pion ou même prof, peut-on surfer sur la vague d'amour avec un élève ?
Ah hum me direz-vous.

Oui c'est un sujet épineux, je sais.

Nous les pions, on a souvent une toute petite différence d'âge avec les élèves, surtout lorsqu'on exerce en lycée, surtout lorsque ledit lycée a des classes prépas ou des BTS. Dans ces cas-là, certains jeunes sont carrément plus âgés que nous.
Vous me direz, certains profs sont jeunes alors c'est pareil. C'est vrai, je viens d'y penser.

Que se manifeste la pionne qui n'a jamais reluqué un lycéen. Ou la jeune prof.

Moi j'avoue, y'en a un au lycée que j'aime bien. Il a des poils et tout et tout, si je le croisais dans la rue, je ne devinerais jamais qu'il n'a que 17 ans. Quand il vient au bureau, je rougis un peu, je bafouille comme une ado, je soupire quand il sort. En ce moment il a une amoureuse, et j'avoue, quand elle vient au bureau cette connasse, je la maudis du coin de l'oeil.

Le plaisir des yeux, y'a que ça de vrai. (soupir).

J'ai sondé mes collègues féminines, elles aussi, elles ont toutes leur amoureux pubère. Y'en a une qui aime bien le mien, mais je lui ai dit que c'était le mien et qu'elle avait qu'à s'en trouver un autre. Tous nos amoureux sont beaux et grands, et aucun ne fait de tecktonik, je vous rassure.
J'ai sondé mes collègues masculins, mais les garçons ils sont cons, ils ont ricané, mais naaaan hé qu'est-ce que tu racontes. Avant de m'avouer qu'effectivement, certaines lycéennes étaient carrément bonnes jolies et que s'ils les croisaient en dehors du lycée, ils les dragueraient bien.
J'aimerais sonder les profs mais eux, je pense qu'ils rigoleraient moins, ils auraient peur que je les balance à Proviseur Foufou.

Eh oui, reluquer du lycéen, c'est mal.
Pourtant certains élèves sont majeurs.
Et les mineurs, on a du mal à les reconnaître, certains semblent plus âgés que nous.

Eh oui, le lycéen est taquin, il se camoufle, il se fait passer pour un grand. Certaines élèves sont carrément aguicheuses avec les pions, de la fesse ici, du sein par là, du maquillage en veux-tu en voilà, du talon tu auras, un sourire charmeur le voilà. Alors parfois j'ai des collègues qui ne peuvent s'empêcher de faire des clins d'oeil, des sourires blancheurs, et les lycéennes poussent des petits cris de joie.

Pour nous les filles c'est plus difficile, encore que... Y'en a qui...

C'est également notre statut de pion qui veut ça. Le tutoiement, le racontage de vie, les rigolades, les blagues, on crée une vraie relation avec certains élèves, à laquelle s'ajoute la faible différence d'âge, et le tout donne des relation bizarres parfois.

Bizarre oui, parce que c'est le mot. Même si l'élève est majeur, même s'il a l'air d'avoir 25 ans, ben ça reste bizarre.
Mais bon, chacun fait ce qu'il veut.

D'ailleurs mon petit chéri de Première, si tu me lis...

Posté par Eluise à 16:27 - Elèves - Commentaires [34] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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